Le projet se construit à partir de trois éléments
Ce que vous souhaitez
Vos envies, mais aussi ce que vous ne souhaitez pas, permettent de préciser le résultat que vous recherchez.
Parler de vos envies et de vos limites
La première étape est de comprendre ce que vous attendez d’une augmentation réussie.
Vous pouvez souhaiter un résultat très discret, avec simplement un peu plus de volume, ou préférer un sein plus rond, davantage de projection ou un décolleté plus marqué. Il est également important de comprendre ce que vous ne voulez surtout pas : un implant visible, un sein trop rond, un volume difficile à assumer ou, au contraire, un résultat que vous jugeriez insuffisant.
Ce que le sein permet
La largeur du sein, l’épaisseur des tissus et la qualité de la peau déterminent ce que votre sein peut raisonnablement supporter.
Comprendre les possibilités et les limites des tissus
Avant de parler d’implant, il faut comprendre ce que vous souhaitez réellement, puis vérifier ce que votre sein peut raisonnablement supporter. La largeur du sein, l’épaisseur des tissus, la qualité de la peau, la position du mamelon ou l’existence d’un relâchement comptent autant que le nombre de centimètres cubes inscrit sur la boîte.
La prudence est encore plus importante :
- si vous êtes très mince ;
- lorsque le volume mammaire initial est faible ;
- lorsque la peau est fine ou de mauvaise qualité ;
- en présence d’un petit relâchement cutané ;
- si vous envisagez de perdre du poids ;
- lorsqu’un implant volumineux est souhaité.
Si une perte de poids est prévue, il est préférable d’attendre la stabilisation puis de refaire les mesures. Une diminution de l’épaisseur des tissus peut rendre un implant placé devant le muscle plus visible et modifier le résultat initialement prévu.
Votre situation
Votre santé, votre poids, vos projets de grossesse et vos activités font partie de la réflexion, au même titre que vos souhaits.
Prendre en compte votre quotidien
Votre projet doit aussi tenir compte de votre contexte de vie :
- antécédents médicaux et chirurgicaux ;
- traitements ;
- tabac ;
- stabilité du poids ;
- projet de perte de poids ;
- désir de grossesse ;
- contraintes professionnelles ;
- activité sportive ;
- délai de récupération acceptable.
Trois choix qui déterminent le résultat
Le volume final est la conséquence de la largeur et de la projection choisies, pas un chiffre décidé à l’avance.
Largeur
La largeur de l’implant doit rester adaptée à celle du sein, avec une couverture suffisante pour éviter des contours trop visibles ou palpables.
Comprendre la largeur et la couverture
Le critère le plus important est la largeur du sein.
L’implant doit rester adapté à cette largeur, avec une marge suffisante pour que ses contours puissent être correctement recouverts par les tissus. Un implant trop large risque d’être visible, palpable ou de modifier excessivement les limites naturelles du sein.

Projection
La projection se discute selon le résultat souhaité, du plus discret au plus rond. Avec la largeur, elle détermine le volume final.
Comparer les profils et comprendre le volume
Je pars habituellement d’un profil modéré, qui correspond pour moi au résultat le plus classique et le plus équilibré.
Si vous souhaitez un sein plus rond, avec davantage de projection et un effet de décolleté plus marqué même sans soutien-gorge, on peut discuter un profil plus projeté. Cela suppose d’accepter un résultat un peu moins discret.
À l’inverse, si vous redoutez particulièrement que l’augmentation se voie, mais souhaitez malgré tout gagner du volume, je peux m’orienter vers un profil plus plat.
Les très fortes projections sont très rares dans ma pratique lors d’une augmentation initiale. Elles peuvent parfois être utiles dans certains changements d’implants, notamment si vous avez déjà un implant très projeté avec un résultat satisfaisant.
Le volume final n’est donc pas choisi isolément en disant au départ : « nous allons mettre 250, 300 ou 400 cc ».
Il résulte de deux décisions :
- la largeur compatible avec l’anatomie du sein ;
- la projection correspondant au résultat souhaité.
Deux implants de même volume peuvent donner des résultats très différents s’ils n’ont pas la même largeur ou la même projection.
Plat
Plus discret
Modéré
Référence classique
Forte projection
Effet plus rond
Même largeur de base, projections différentes.
Position de l’implant
Devant le muscle ou en dual plane, le choix dépend de vos tissus, du volume, de la projection, de votre poids et de votre activité sportive.
Comprendre le choix de la position
La position de l’implant ne se décide jamais à partir d’un seul critère.
Le premier élément est l’épaisseur des tissus dans le décolleté.
Lorsque la couverture glandulaire est suffisante — dans ma pratique, autour de 2 à 3 cm — il devient possible de discuter une position devant le muscle.
Ce repère doit cependant être pondéré par plusieurs éléments :
- projection de l’implant ;
- volume ;
- qualité de peau ;
- poids actuel ;
- perte de poids envisagée ;
- activité sportive ;
- crainte de voir ou de sentir l’implant.
Un implant peu projeté, ou parfois modérément projeté, est plus facile à camoufler devant le muscle qu’un implant très projeté.
Plus le volume augmente, plus je suis prudent, car les bords de l’implant risquent davantage de devenir visibles. Dans ces situations, une position en dual plane améliore souvent la couverture du décolleté.
Si vous êtes très sportive, il peut être intéressant de respecter au maximum le muscle pectoral et de discuter une position devant le muscle.
À l’inverse, si vous redoutez particulièrement que l’implant soit visible dans le décolleté, je m’oriente plus volontiers vers un dual plane.
Si vous prévoyez de perdre du poids, la prudence reste nécessaire : la diminution de l’épaisseur des tissus peut rendre un implant prépectoral plus visible.

La prothèse est placée en avant du muscle pectoral, immédiatement derrière la glande mammaire.

La prothèse est placée en partie derrière le muscle pectoral, qui la recouvre en grande partie sur le pôle supérieur.
Quand un implant seul n’est pas la bonne réponse
Lifting mammaire
Un implant apporte du volume, mais ne corrige pas toujours un sein relâché. Un lifting peut être nécessaire pour agir sur sa position.
Quand associer un lifting mammaire ?
Un implant ajoute du volume, mais il ne remonte pas toujours correctement un sein relâché.
Lorsque le mamelon est bas, que le sein s’est surtout relâché dans sa partie inférieure — le segment 3 — ou que la peau est de mauvaise qualité, l’implant peut remplir le sein sans véritablement corriger sa position.
Si vous souhaitez que votre sein soit mieux soutenu et que la forme soit plus stable dans le temps, il faut parfois associer un lifting mammaire.
Il est alors préférable d’accepter la cicatrice d’un lifting plutôt que de demander à un implant trop volumineux de compenser un relâchement qu’il ne peut pas réellement corriger.
Augmentation composite
L’association d’un implant et d’un lipofilling peut améliorer le camouflage dans certaines situations. Elle suppose de disposer de réserves graisseuses suffisantes.
Comprendre le rôle du lipofilling
Dans certaines situations intermédiaires, il est possible d’associer un implant et un lipofilling.
La graisse permet alors d’améliorer le camouflage de l’implant, notamment si vous êtes sportive ou souhaitez éviter une position derrière le muscle, mais que vos tissus sont un peu limites pour couvrir parfaitement l’implant.
Cette solution suppose bien entendu de disposer de réserves graisseuses suffisantes.
Dans ma pratique, l’augmentation mammaire composite correspond à cette association implant + graisse. Elle ne doit pas être confondue avec une augmentation mammaire uniquement par lipofilling.
Comment anticiper le résultat

Les mesures
Les mesures sont réalisées pendant la consultation. Elles permettent de déterminer les volumes compatibles avec l’anatomie et d’éviter de choisir un implant uniquement à partir d’une photographie ou d’un chiffre.
Les essais externes
Des implants d’essai externes sont placés dans un soutien-gorge pendant la consultation.
Ils permettent de comparer plusieurs ordres de grandeur et d’observer le résultat sous les vêtements.
Vous pouvez revenir effectuer de nouveaux essais, éventuellement accompagnée d’un proche. Mon assistante peut également vous accueillir pour reprendre ces essais si vous hésitez encore entre quelques options déjà validées.
Ces essais restent un support de discussion. Ils ne constituent pas une prédiction exacte du résultat.
Les références photographiques et leurs limites
Les photographies apportées en consultation sont utiles pour comprendre vos goûts, mais elles ne peuvent pas être reproduites à l’identique.
Certaines images sont générées par intelligence artificielle, retouchées ou prises avec un soutien-gorge qui crée artificiellement le décolleté.
Une photographie montrant un décolleté obtenu par compression ne permet pas de prévoir le même résultat sans soutien-gorge.
La consultation sert à distinguer une inspiration esthétique d’un résultat réellement compatible avec l’anatomie.
AVANT / APRÈS
Des résultats. Pas des promesses.
Aucun cas clinique n’est présenté pour l’instant. Les emplacements ci-dessous ne contiennent aucune photographie de patiente.
Emplacement 01
Aucun cas clinique présenté
Vue : Face
Photographie à venir
Photographie à venir
Vue : Trois quarts
Photographie à venir
Photographie à venir
Légende clinique à renseigner après sélection d’un cas réel.
Emplacement 02
Aucun cas clinique présenté
Vue : Face
Photographie à venir
Photographie à venir
Vue : Profil
Photographie à venir
Photographie à venir
Légende clinique à renseigner après sélection d’un cas réel.
L’intervention en pratique
Avant l’intervention
La récupération commence avant l’opération.
Il est préférable d’arriver à l’intervention :
Préparer votre arrivée et votre retour
- avec un poids stable ;
- sans tabac ;
- reposée ;
- en bonne condition générale ;
- avec le retour à domicile correctement organisé.
Les médicaments et compléments alimentaires sont revus avant l’intervention.
Certains doivent être arrêtés lorsqu’ils peuvent augmenter le risque de saignement.
Aucun complément ne remplace le sommeil, une alimentation équilibrée, l’arrêt du tabac et une bonne préparation générale.
La cicatrice et la voie d’abord
Dans la grande majorité des augmentations mammaires initiales, j’utilise une voie sous-mammaire.
La cicatrice mesure habituellement environ 3,5 cm et est placée dans le futur sillon sous le sein.
Comprendre les différentes voies d’abord
Cette voie offre un accès direct, permet de contrôler précisément la loge et le positionnement de l’implant, et évite de traverser la glande mammaire.
La voie aréolaire reste possible, notamment lorsqu’une cicatrice existe déjà lors d’un changement d’implants.
Je l’utilise moins volontiers lors d’une première intervention, car elle peut exposer davantage à une modification de la sensibilité du mamelon.
Je n’utilise pas la voie axillaire. Dans ma pratique, elle permet un contrôle moins précis du positionnement de l’implant et me paraît associée à des suites plus douloureuses.
Avec la technique Preservé®, l’incision sous-mammaire est plus courte, généralement autour de 2 à 2,5 cm.
Anesthésie et durée
Une augmentation mammaire classique est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire.
L’intervention dure environ une heure.
Les choix et les ajustements pendant l’intervention
La position de l’implant, sa largeur, sa projection et son volume ont été discutés pendant les consultations.
Dans environ 95 % des cas, le volume prévu est celui qui est finalement utilisé.
Pourquoi un ajustement peut être nécessaire
Je conserve néanmoins une petite marge d’adaptation pendant l’intervention.
L’épaisseur réelle du muscle, la qualité de la couverture ou une asymétrie peuvent conduire à modifier légèrement le volume ou à utiliser deux implants différents.
Des implants d’essai peuvent être utilisés pendant l’intervention afin de comparer des volumes proches et d’améliorer la symétrie.
L’objectif est de corriger au mieux les différences initiales, sans prétendre supprimer totalement les asymétries naturelles.
La mise en place de l’implant
La mise en place définitive est réalisée selon une technique « no touch », à l’aide d’une sleeve, afin de limiter les contacts entre l’implant, la peau et l’environnement opératoire.
Un protocole strict de prévention de l’infection est appliqué.
La fin de l’intervention
Je ne mets habituellement pas de drain.
Un soutien-gorge est installé à la fin de l’intervention.
Le retour à domicile
Vous rentrez chez vous le jour même, après la période de surveillance postopératoire.
Les premières semaines
La douleur dépend notamment de la position de l’implant.
Une position derrière le muscle ou en dual plane est généralement plus sensible qu’une position devant le muscle.
0–7 jours
Le traitement associe :
- antalgiques ;
- application prudente de froid ;
- repos relatif ;
- limitation des mouvements amples ;
- soutien-gorge confortable, sans compression excessive.
7–10 jours
conduite : environ 7 à 10 jours, selon la douleur et la mobilité ;
sommeil sur le côté : généralement après 7 à 10 jours si cela reste confortable ;
Autour d’une semaine
travail de bureau : environ une semaine ;
3–4 semaines
port de charges ou d’enfants : environ 3 à 4 semaines ;
efforts physiques importants : évités pendant environ 4 semaines ;
Autour de 3 mois
sports avec impacts, rebonds ou sollicitations importantes du haut du corps : reprise plus tardive, souvent autour de 3 mois.
Ces délais sont des repères et sont adaptés à votre évolution.
Ce qu’il faut savoir à long terme
Comme toute intervention chirurgicale, l’augmentation mammaire comporte des risques.
Les implants mammaires n’ont pas une durée de vie parfaitement prévisible.
Une surveillance clinique et radiologique régulière est néanmoins nécessaire.
POUR ALLER PLUS LOIN
Questions fréquentes
Choisir son augmentation
Comment se déroule la consultation pour une augmentation mammaire ?
La consultation commence par une discussion sur le résultat souhaité, les craintes et les limites que vous ne souhaitez pas dépasser.
J’examine ensuite la largeur du sein, l’épaisseur des tissus, la peau, la position du mamelon, les asymétries et le thorax.
Une deuxième consultation permet de reprendre les décisions, de revoir les essais et de confirmer le projet avant l’intervention.
Comment anticiper le résultat ?
Les mesures, l’examen et les essais externes permettent de comparer plusieurs directions réalistes.
La simulation et les essais restent des outils de discussion, jamais une promesse.
Quelle taille de bonnet après une augmentation mammaire ?
Les tailles de bonnet ne sont pas parfaitement standardisées d’une marque de lingerie à une autre.
Je préfère raisonner en largeur, projection, proportions et rendu visuel plutôt qu’en promettant une taille de bonnet précise.
Les essais externes permettent néanmoins de se représenter l’ordre de grandeur du changement.
Technique et intervention
Quelle cicatrice choisir ?
J’utilise le plus souvent une cicatrice sous-mammaire d’environ 3,5 cm.
Où positionner l’implant ?
Le choix devant le muscle ou en dual plane dépend de l’épaisseur des tissus, du volume, de la projection, du poids, de l’activité sportive et du risque de visibilité.
Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire composite ?
Il s’agit de l’association d’un implant et d’un lipofilling.
Quelles sont les suites d’une augmentation mammaire ?
La douleur est généralement plus importante lorsque l’implant est placé derrière le muscle ou en dual plane.
Ces délais sont adaptés à votre situation.
Quel type d’implant est utilisé ?
J’utilise actuellement des implants ronds à enveloppe lisse, remplis d’un gel souple.
L’objectif est d’obtenir un comportement et un toucher aussi naturels que possible, tout en adaptant la largeur et la projection à votre anatomie.
Je ne mets pas en avant une marque comme un argument commercial. Le choix précis du dispositif dépend de ses caractéristiques, de l’anatomie, du projet et des données disponibles au moment de l’intervention.
Implants et évolution à long terme
Silicone ou sérum physiologique ?
Dans ma pratique actuelle, j’utilise des implants préremplis de gel de silicone souple.
Les implants au sérum physiologique ne font pas partie de ma pratique habituelle.
Le choix d’un implant repose sur son comportement, sa largeur, sa projection, sa qualité de couverture et son adéquation avec l’anatomie.
Implants ronds ou anatomiques ?
J’utilise aujourd’hui presque exclusivement des implants ronds à gel souple.
Leur forme finale dépend autant de l’implant que des tissus qui le recouvrent.
Les implants anatomiques ne font pas partie de ma pratique courante lors d’une augmentation mammaire initiale.
Quel est le risque de rotation d’un implant anatomique ?
La rotation concerne principalement les implants anatomiques, puisque leur forme n’est pas identique dans toutes les directions.
Ce problème est beaucoup moins pertinent avec un implant rond.
Comme je n’utilise pas habituellement d’implant anatomique lors d’une première augmentation, cette complication intervient rarement dans ma pratique actuelle.
Quelle est la durée de vie des implants ?
Les implants mammaires n’ont pas une durée de vie parfaitement prévisible.
Avec le temps, l’usure de l’enveloppe peut conduire à une rupture.
Certains implants restent intacts très longtemps, tandis que d’autres nécessitent une intervention plus précoce.
Il n’existe pas de remplacement automatique à dix ans.
En l’absence de symptôme et lorsque l’imagerie considère l’implant comme intact, il n’est pas nécessaire de le changer uniquement en raison de son ancienneté.
Une surveillance clinique et radiologique régulière est néanmoins nécessaire.
Son rythme est adapté :
- au type d’implant ;
- à son ancienneté ;
- aux symptômes éventuels ;
- aux résultats de l’imagerie ;
- aux recommandations en vigueur.
Qu’est-ce que le rippling ou les vagues ?
Il s’agit de plis de l’implant visibles ou perceptibles à travers les tissus.
Ils sont plus fréquents si vous êtes mince, si vos tissus sont peu épais, après une perte de poids ou avec un implant volumineux.
Le choix de la position de l’implant et, dans certains cas, l’ajout de graisse peuvent améliorer le camouflage.
Qu’est-ce qu’une coque ?
Une capsule se forme naturellement autour de tout implant.
Une coque correspond à un épaississement et à une rétraction anormale de cette capsule.
Elle peut rendre le sein plus ferme, modifier sa forme, déplacer l’implant ou devenir douloureuse.
Selon son importance, une simple surveillance ou une nouvelle intervention peut être nécessaire.
Le LAGC-AIM est-il lié aux implants mammaires ?
Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires, ou LAGC-AIM, est une complication rare qui se développe dans la capsule entourant l’implant.
Le risque est principalement associé aux implants à surface texturée.
Dans ma pratique actuelle, j’utilise des implants à enveloppe lisse.
Un gonflement tardif d’un sein, l’apparition de liquide autour de l’implant, une masse ou une modification inhabituelle doivent conduire à consulter.
Quels sont les risques et comment le sein peut-il évoluer ?
Comme toute intervention chirurgicale, l’augmentation mammaire comporte des risques.
À court terme, les principaux risques sont notamment :
- saignement ;
- hématome ;
- infection ;
- trouble de cicatrisation ;
- douleur anormale.
À moyen ou long terme peuvent survenir :
- modification de la sensibilité du sein ou du mamelon ;
- asymétrie ;
- déplacement de l’implant ;
- visibilité ou perception des bords ;
- vagues ou plis perceptibles, parfois appelés rippling ;
- coque ;
- rupture ;
- évolution esthétique du sein avec le temps ;
- nécessité d’une nouvelle intervention.
Les vagues sont plus fréquentes :
- si vous êtes très mince ;
- lorsque le volume mammaire initial est faible ;
- après une perte de poids ;
- lorsque l’implant est volumineux par rapport à la couverture disponible.
Les implants lisses restent relativement mobiles dans leur loge.
Ils peuvent avoir tendance à se déplacer, le plus souvent vers le bas ou vers l’extérieur.
La forme de la cage thoracique influence également leur évolution.
Si vous présentez par exemple un thorax en creux, les implants peuvent au contraire avoir tendance à se rapprocher vers l’intérieur.
C’est notamment pour cette raison que la reprise du sport et des mouvements contraignants doit être progressive.
Grossesse, allaitement et poids
Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?
L’allaitement reste généralement possible après une voie sous-mammaire comme après une voie aréolaire.
Il ne peut néanmoins jamais vous être garanti, y compris en l’absence de chirurgie.
Peut-on avoir une grossesse après l’intervention ?
Une grossesse reste possible après une augmentation mammaire.
Lorsque cela est possible, il est préférable d’éviter une grossesse dans les six à douze mois suivant l’intervention, afin de laisser le sein cicatriser et le résultat se stabiliser.
La situation la plus favorable est souvent :
- soit de réaliser l’intervention suffisamment longtemps avant les grossesses pour profiter durablement du résultat ;
- soit d’attendre la fin du projet de grossesse.
Une intervention entre deux grossesses reste possible, mais il faut accepter que la grossesse suivante puisse modifier le volume du sein, la peau et le résultat esthétique.
Comment les variations de poids peuvent-elles modifier le résultat ?
Le résultat vieillira mieux si le poids reste relativement stable.
Une prise ou une perte de poids importante peut :
- modifier le volume mammaire ;
- relâcher la peau ;
- rendre les implants plus visibles ;
- modifier leur position ;
- changer le rapport entre l’implant et les tissus.
Si vous prévoyez de perdre du poids, il est préférable d’attendre la stabilisation avant de refaire les mesures et de choisir l’implant.
Sources et références
Informations officielles
Références scientifiques
- Breast augmentation
Adams WP Jr, Mallucci P. Plast Reconstr Surg. 2012;130(4):597e-611e. PMID: 23018721.
- Matching the Implant to the Breast: A Systematic Review of Implant Size Selection Systems for Breast Augmentation
Adams WP Jr, McKee D. Plast Reconstr Surg. 2016;138(5):987-994. PMID: 27782989.
- Fat Grafting and Breast Augmentation: A Systematic Review of Primary Composite Augmentation
Salibian AA, Frey JD, Bekisz JM, Choi M, Karp NS. Plast Reconstr Surg Glob Open. 2019;7(7):e2340. PMID: 31942362.

AUTEUR MÉDICAL
Dr Guillaume Karsenti
Contenu médical rédigé et relu par le Dr Guillaume Karsenti, chirurgien plasticien à Montpellier.
